Composantes historiques du site

L’aire d’étude du site correspond approximativement à l’aire dite « habitée, cultivée et fortifiée » par Cartier et Roberval entre 1541 et 1543. Elle s’insère dans un territoire plus vaste où se trouvaient des ressources diverses, de même que des habitants, les Groupe amérindien qui vivait dans les villages au bord du fleuve au moment où Jacques Cartier explorait la région. Iroquoiens du Saint-Laurent, regroupés en villages, dont Stadaconé.

Il est encore trop tôt pour savoir s’il existe des occupations amérindiennes plus anciennes, mais déjà on peut affirmer que le site révèle les premières traces de ce qui est décrit comme étant les premiers contacts entre les colons français et les Amérindiens sur le territoire.

Évidemment, le site contient les traces de l’établissement français de 1541 à 1543, où Cartier et Roberval se sont succédé.

Par ailleurs, même s’il appert que le promontoire est resté inoccupé par la suite pendant plusieurs siècles, d’autres indices d’activités humaines sont encore bien visibles. Ils témoignent de l’occupation d’une villa au 19e siècle par la famille Les frères Atkinson ont construit une villa en 1823 sur le promontoire de Cap-Rouge, devant la rivière du même nom. Les Atkinson ont aménagé tout le promontoire et construit diverses structures dont une tour d’observation à l’extrémité sud. Des plans du 19e siècle identifient l’emplacement de certains bâtiments, mais les archéologues doivent néanmoins établir des corrélations sur le terrain avec les vestiges de murs et de fondations qui apparaissent ici et là, sur le promontoire.Atkinson , propriétaire du port de Cap-Rouge. Si l’occupation domestique s’est poursuivie en ces lieux pendant plusieurs décennies, déjà au début du 20e siècle, on projette d’y réaliser un viaduc ferroviaire qui viendra oblitérer ou enterrer d’importants vestiges de l’occupation humaine du promontoire. Les fouilles permettront d’évaluer plus clairement la situation, mais on peut déjà affirmer que des parties importantes de l’établissement français sont demeurées intactes. Il reste maintenant à savoir lesquelles !

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Carte du chantier du site archéologique de Cartier-Roberval